Gaëlle Coqueblin

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Le Mentor Coaching pour moi

Je suis tombée dedans presque par hasard. De ces hasards, ces signaux faibles, qui peuvent impacter la courbe d’une vie professionnelle.

Damian Goldvarg, Past Président ICF Global, a aiguisé ma curiosité. C’était dans le cadre d’une conversation du World Business Executive Coaching Summit en 2014. Il faisait du Mentor Coaching et partageait que faire une formation spécifique lui avait véritablement permis d’approfondir sa manière d’être et de faire.

Ni une ni deux, dans ces cas là, je vais sur Google et je cherche… j’atterris assez rapidement sur le site d’Invite Change dont le fondateur est Janet Harvey, Présidente ICF Global 2013. Pour moi, c’était une référence et s’il y avait bien un endroit où je pouvais compter sur le professionnalisme et le sérieux, cela pouvait bien être là.

Et en effet, je m’y retrouve en parcourant le programme Mentor Coach Certification course… découvrir le métier de Mentor Coach, les compétences attendues, m’approprier la posture au-delà d’une exploration approfondie – et par niveau de certification ACC, PCC et MCC – des 11 compétences de coach définies par l’ICF. Cela me va bien, moi qui ai mis un peu de temps à oser dire que « j’étais » coach, m’appuyer sur un cadre de référence pour « être » Mentor Coach me donnait de la sécurité pour moi et par rebond, pour les coachs que je pourrais accompagner.

Je me suis ainsi formée durant 3 mois début 2015. Une formation transformante. Une plongée au cœur des 11 compétences et de la posture de Mentor Coach. J’ai découvert à quel point les 11 compétences proposent des repères concrets dans notre pratique du coaching. Des repères qui nous permettent de développer notre capacité à sentir où nous en sommes, quels sont nos points d’appui, nos axes de développement. Cela donne de l’autonomie dans la gestion de notre développement professionnel – je n’attends pas uniquement de l’extérieur qu’il me dise où j’en suis – et nourrit, avec clarté, notre exigence vis-à-vis de notre pratique avec nos clients.

J’ai aussi découvert que j’aimais cette posture d’accompagnement, différente de celle du coach ou du superviseur que je suis aussi. Une posture qui vise à faire découvrir sous un angle nouveau, s’approprier et incarner, chacun à sa manière, le cadre que propose l’ICF. Non plus seulement en vue d’une certification et, la peur au ventre « suis-je un bon coach ou pas ?», mais bien plutôt en vue de prendre appui sur un cadre défini par la profession au niveau international et partagé par plus de 27 000 coachs dans le monde. C’est se sentir soutenu et développer un regard à la fois bienveillant et challengeant sur sa propre pratique professionnelle. C’est ce muscle que j’aime à voir se développer depuis avec les coachs que j’accompagne en Mentor Coaching.

Dans les premiers temps, il y a la sensation de toutes ces pages à lire, ce contenu qui parait inabordable. Puis vient, tranquillement, le temps de la découverte, des premiers sourires… ah ben, finalement, j’en suis là. Ah, tiens, je fais déjà cela. Ah, tiens, ça c’est intéressant, je vais le tester lors d’une prochaine session avec un client…

Et ce verbatim d’une cliente après une 1ère session, le sourire aux lèvres, alors qu’elle se faisait une montagne de ce travail qu’elle se sentait prête à faire tout en le craignant : « je me sens bien, légère. Finalement, si cela se passe comme cela, ça va être facile ! »

Tout comme en Supervision, il s’agit d’une reconnexion à notre boussole interne, à notre capacité à nous voir et sentir être coach, à observer où nous en sommes. Ce qui est différent, c’est que le champ d’observation dispose d’un cadre de référence précis et défini, celui des 11 compétences de l’ICF.